Nations-Unies : Quand Ali Bongo trimbale son fils jusqu’à New-York pour lui apprendre les ficelles du métier

Publié le Par La rédaction d’LBVnews - Mis à jour :

Participer à une assemblée générale de l’ONU au frais du contribuable gabonais, tous les gabonais en rêverait. C’est ce qu’a fait Ali Bongo pour son fils Noureddin Valentin. Alors que celui-ci n’a plus aucune fonction officielle à la cour de son père, cela n’empêche pas le dauphin officieux de la famille Bongo Valentin de voyager au frais du contribuable et de siéger même au nom du Gabon à cette 77e assemblée générale de l’ONU.

Ali Bongo continue d’apprendre les ficelles du métier de président du Gabon à son cher fils et dauphin désigné Noureddin Valentin. Après avoir obtenu la présidence du parti par sa seule filiation à son père Omar Bongo, Ali veut faire de même pour son fils prodige Noureddin Valentin. Et pour cela, le père trimbale son fils partout où il peut y compris dans des cérémonies officielles internationales pour qu’il prenne de la bouteille.

Ali Bongo apprend à son fils les rouages de la franchise familiale des Bongo à la tête du Gabon

Sans qu’on ne sache pourquoi, le fils du président s’est retrouvé en mode VIP dans la délégation gabonaise qui a élu domicile à New-York pour son assemblée générale annuelle. Ce, en plus d’avoir quelques jours auparavant, tenu la main de son père aux obsèques de la reine Elizabeth à Londres ce lundi. Un spectacle anti-démocratique et anti-républicain que ne saurait condamner les cadres du Parti démocratique gabonais (PDG au pouvoir depuis 1968), encore moins les élus de la majorité dite « républicaine ».

Un spectacle familial au frais de la princesse qui a fait tout de même réagir quelques rares personnalités de l’opposition. Jean Gaspard Ntoutoume de l’Union nationale s’est fondu hier de cette boutade «  #Gabon : L’Assemblée générale des Nations-Unies n’est pas Disneyland  ! ». Un tweet de dénonciation qui d’ailleurs ne sera que rarement repris en raison du caractère tabou de la présidence au Gabon. Au risque de voir débouler des agents du B2, le bureau de renseignements militaires de la même présidence gabonaise !

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