Régularisation des associations sportives au Gabon : la 3e phase patine malgré 479 structures recensées
Le chantier de mise en conformité des associations sportives gabonaises marque le pas. Alors que le ministère des Sports a recensé 479 structures à travers le pays, la troisième et dernière phase de régularisation, annoncée pour le 30 mai, n’a toujours pas démarré à ce vendredi 5 juin. Un retard qui suscite déjà des interrogations au sein du mouvement sportif national.
Cette étape devait permettre aux ligues, clubs et associations de toutes disciplines de régulariser leur situation administrative. L’objectif est clair : doter chaque structure reconnue d’un récépissé définitif délivré par le ministère de l’Intérieur, ainsi que d’un agrément technique accordé par le ministère des Sports. Deux documents désormais indispensables pour évoluer dans un cadre légal et sécurisé.
Un processus lancé fin avril
La première phase de cette opération s’est déroulée du 27 avril au 1er mai. Elle concernait exclusivement les fédérations olympiques. Treize fédérations, parmi lesquelles la Fédération gabonaise de football (Fégafoot), la Fédération gabonaise de handball (Fégahand) et la Fédération gabonaise de volleyball (Fégavolley), ont obtenu leurs documents de reconnaissance officielle.
La 3e phase toujours attendue
La deuxième phase, ouverte à partir du 4 mai, a ciblé les associations membres du collège électoral de la Fégafoot. Cette étape visait notamment à sécuriser juridiquement les futures élections fédérales, dans un contexte où la conformité administrative des acteurs appelés à voter devient un enjeu central de gouvernance.
La troisième phase toujours en attente
La troisième phase devait être la plus large. Prévue pour durer six mois, elle devait concerner l’ensemble des ligues, clubs et associations sportives répartis sur le territoire national. Mais son démarrage tarde, alors même que les 479 structures recensées attendent désormais l’ouverture effective du guichet dédié.
Ce retard pourrait ralentir l’assainissement attendu du paysage sportif gabonais. Pour plusieurs acteurs du secteur, la régularisation représente une étape indispensable afin de clarifier les responsabilités, sécuriser les financements, encadrer les compétitions et donner une existence administrative réelle aux structures souvent actives sur le terrain, mais fragiles sur le plan juridique.
Les acteurs sportifs attendent un signal
Au sein du mouvement sportif, l’attente commence donc à peser. Les clubs et associations concernés espèrent une accélération du calendrier pour éviter que ce vaste processus ne perde son élan. La réussite de cette opération dépendra autant de la rigueur administrative que de la capacité des autorités à maintenir un rythme clair et lisible.
Le ministère des Sports est désormais attendu sur une nouvelle communication officielle. Après le recensement des 479 associations, l’enjeu n’est plus seulement de compter les structures existantes, mais de les accompagner jusqu’à leur reconnaissance effective. À défaut, la promesse de gouvernance et de structuration du sport gabonais risque de rester suspendue à un guichet toujours fermé.


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